Après la canonisation de sainte Germaine en 1867, l’église de Pibrac s’avère trop petite pour accueillir les nombreux pèlerins. On décide donc de construire une basilique en l’honneur de notre sainte et dans l’enthousiasme du moment un projet grandiose voit le jour.

Le 15 juin 1901, Mgr Germain pose la première pierre d’une basilique de style romano-byzantin suivant les plans de M. Esquié, architecte toulousain grand prix de Rome.

Le chantier est financé par les dons des pèlerins dont beaucoup d’Américains, l’approvisionnement en eau nécessite la construction d’un château d’eau toujours visible à côté de la basilique, la pierre blanche vient de la région de Poitiers et les colonnes de marbre d’Arudy dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la brique est toulousaine. Tout doucement les murs montent…

Puis arrivent les guerres de 1914-1918 et 1939-1945, le manque d’argent et de main d’œuvre ralentit le projet. En 1960, la décision est prise de modifier les plans initiaux et d’utiliser le béton afin de pouvoir terminer la basilique et l’utiliser.

M. Esquié prévoyait une haute coupole dressée sur le transept mais par manque de moyens financiers, et devant la nécessité d’abriter à la fois le chantier et les assemblées de pèlerins, ce projet fut abandonné, faisait place à une solution de couverture moins onéreuse. Pour cela, Pierre Chevrin conçoit une ingénieuse ossature rayonnante de béton supportant un simple toit de tuiles, achevé en 1963. C’est pourquoi lorsqu’on arrive devant la basilique on peut être surpris de voir sur ce monument un mélange de styles avec un frontispice majestueux et… deux tours en béton.

La basilique a été consacrée le 15 juin 1967 par Mgr Saint-Gaudens et en 2010 le pape Benoît XVI lui donna officiellement le titre de basilique mineure.